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Moi, l'Apostat ou Pourquoi j'ai Quitté l'Islam

Démystifications

le coran préservé de toute falsification ?

La falsification n'est même pas comprise dans son sens endogène et islamique par ceux qui prêchent la théologie de l'invulnérabilité de la loi coranique. Ils n'appliquent pas les principes qui s'appliquent à la torah sur cette question, mais en créent un nouveau sens, inédit, pour les besoins de leur prêche. D'ailleurs ils ont même falsifié le sens du coran au sens coranique du terme, sur plusieurs points, en particulier sur ce sujet de la falsification.

La preuve est située dans les « causes et circonstances de la révélations des versets coraniques », basée sur les haddiths. En ce qui concerne la falsification, ces prêcheurs de l'absolue vérité invulnérable n'ont même pas lu ces causes et circonstances, ou pour le moins n'ont pas exercé leur intelligence dans leur bonne compréhension. S'ils l'avaient fait, ils devraient faire un devoir critique, et assumer que la falsification ne concernait pas le texte biblique connu dans le monde, seulement quelques exemplaires produits par des rabbins en Arabie du temps de Muhammad. La bible d'aujourd'hui, y compris la torah, est la transcription fidèle de versions antérieurs à Muhammad de plus de cinq siècles, comme l'a prouvée l'archéologie elle-même en de nombreux exemplaires retrouvées dans le monde grec et latin. C'est également valable pour la torah comme le prouvent les manuscrits de la Mer Morte. En vérité, si les musulmans reconnaissaient leurs propres textes sans hypocrisie, ils tiendraient la bible dans une main et le coran dans l'autre.

Le sens métaphorique de la falsification est l'autre piste, car il est dit en explication dans le texte coranique que les israelites « tordent leur langue » ce qui veut dire qu'ils déforment le texte. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de la pratique de l'herméneutique kabbalistique. D'autres preuves indiquent un faisceaux pour parler de kabbalisme chez les juifs d'Arabie : l'invocation des anges et la pratique des talismans. Muhammad n'avait pas affaire à des juifs orthodoxes, mais à des kabbalistes, des mystiques, voire des charlatans utilisant le judaïsme comme fond de commerce. Il est d'ailleurs peu probable que le rabbinisme talmudique ait pénettré l'Arabie : il n'y a aucune référence au talmud dans tout le corpus coranique et de recension des haddiths, et le talmud s'est complété en effet plus tard et ailleurs, chez des populations juives qui n'ont jamais été en contact avec les juifs arabes.

La construction du texte coranique s'est faite sur plusieurs siècles selon les historiens, et dont en à peine deux décennies. Des anachronismes évidents le montrent, comme l'épisode sur Alexandre le Grand (al-Qarayn), postérieur à une commande d'un roman syriaque d'Alexandre par Héraclius. Le texte est fait de couches successives, les plus anciennes, comme l'a démontré Edouard Gallez, étant judéonazaréennes. Elles sont fondées sur les thèses messianiques de ce mouvement, qui connu des erzarts comme le nestorianisme, le manichéisme, l'arianisme, le midrash gabba, le docétisme, les apocryphes judéochrétiens, des traditions antérieures aux dogmes établis: non, l'islam n'apporte rien de nouveau, elle ne fait que redire ce qui a déjà été dit. Par ailleurs, dans le domaine de la loi, c'est une rétractation: dieu après avoir libéré les hommes de la loi dans la foi les reprendrait sous son joug terrible...

Quel sens donner au retour de l'esprit belliqueux de ce dieu après les évangiles? Le coran ne fait qu'affirmer des choses, sans jamais rien prouver, triant ce qui lui plait en utilisant des traditions de textes dont il falsifie la théologie d'origine, et les dogmes qui y sont défendus. Qu'est-ce là sinon pure hypocrisie?

Des prophètes envoyés à chaque nation, dans toutes les langues ?

Où sont-ils ces prophètes, quand les musulmans se refusent à étudier les textes des autres religions, quand ils les considèrent universellement faux, mensongers et corrupteurs ? La seule logique qu'impose ce verset consiste à considérer qu'avec les besoins et les capacités de chaque époque, des personnages comme Krishna, Bouddha, Confucius, Socrate, Épictète, Paul de Tarse, Pélagius, Nestor, Zoroastre, Akhenaton, Wakan Tanka et beaucoup d'autres encore révélaient le Mystère divin à leurs semblables, par le biais de la métaphore, appuyés sur la raison pure. Mais il faudrait d'abord remarquer que leur dialogue à travers le temps et l'espace est fait de contradictions, et Muhammad appartient à ceux qui contredisent et ont été contredits.

Spinoza et Kant, quant à eux, ont montré plus récemment par la philosophie que la raison pure n'était en vérité qu'un mythe doux et rassurant, mais infondé intellectuellement. En fait, il ne reste plus que la mystique pour le dire, la déraison donc, à laquelle il nous est impossible de donner de vertu validante, car tous se sont contredits: rien ne correspond. Elle n'est que puissance imaginative, qui a l'état de nature donne lieu à n'importe quel regard sur le monde, celui-ci nous aillant démontré mille et unes expressions de systèmes de représentations mentales de l'univers ou du divin.

Par ailleurs, la théorie du divin a toujours été repoussée, depuis les croyances des antiques sur la foudre et les marées jusqu'à « avant le Big Bang », chose qui n'a aucun sens scientifiquement. La théorie d'un horizon divine est donc pour le moins suspecte. Le monde est bien mystérieux, pourquoi donnerions nous raison à un être humain et à son imaginaire ? Même les miracles ont été revendiqués, en tout cas en a t-on attribué à une multitude de personnes en désaccord sur le fond et sur la forme ! Qui a raison parmi les faiseurs de miracles ? Bouddha ? Jésus ? Dagda ? Odin ?

Il faudrait, si les musulmans n'étaient pas hypocrites, qu'ils exercent un travail sur tous ces textes, et s'évertuent à fonder un syncrétisme, lequel pourrait donner du sens et de la raisonnance au coran bien plus que le littéralisme, en pratiquant l'herméneutique du texte, en produisant un tafsîr spirituel inspiré par l'étude de la spiritualité à l'échelle de toute l'histoire et du monde entier. Or ce n'est pas ce qu'ils font. Voilà là une hypocrisie.

Le Coran permet le bien et interdit le blâmable?

Si tel était le cas, de manière absolue, irréfutable, définitive, universelle et invulnérable, il y aurait consensus sur le bien; or il n'y a pas dans le monde de religion plus décriée à l'heure actuelle, dans laquelle on dénonce plus d'injustices et plus d'horreurs. Le consensus qui se dégage semble au contraire faire de la chari'a le signe du mal.

Elle statut sur l'inégalité entre les êtres humains, elle favorise des peines de mort violentes, douloureuses, humiliantes et pour des fautes qui n'en sont pas, des maltraitances, des aberrations dans l'éducation. La chari'a théorise les inégalités, ou plutôt les justifie (guère d'argumentation car le coran absout l'absence de raison), allant de la soumission des femmes à l'esclavage, en passant par la monarchie. Elle institut l'autorité publique des fanatiques et la punition des modérés.

Plus grave encore, elle contraint au communautarisme en construisant une logique de solidarité endogène et fermée, auto-radicalisante:

Le prochain qu'il s'agit d'aimer n'est que le frère en religion, et rien d'autres: aucun lien affectif ne doit être tissé avec les "mécréants", c'est à dire le reste du monde. Pour eux pas de compassion puisque la religion leur promet les feux de l'enfer, et d'ailleurs prône la guerre jusqu'à leur soumission entière (l'islam est un impérialisme global).

Et encore, aimer son prochain, c'est d'une part le défendre envers et contre tous ses crimes, mais aussi le forcer à se conformer aux prescriptions coraniques, le blâmer à cet égard, selon des critères iniques et ridicules (la présence au culte, quand bien même il s'agirait d'un violeur à qui on ne trouverait rien à redire).

- Les palestiniens à cet égard ne seront jamais des responsables, la recherche de la négociation avec Israël ne sera jamais cherchée, mais les lapidations, elles, ne susciteront jamais de plaintes et de mouvements d'abolition chez les musulmans des pays sous-développés, ni par le soutien de mouvements globaux menés depuis les pays riches.

- Une bande de jeunes garçons qui agresse des hommes et des femmes dans les rues se verra protégée (il ne s'en est pris qu'à des mécréants) mais s'ils ne font pas ramadan, ils seront ostracisés.

Voilà où sont les valeurs, les vertus de l'islam: une véritable mafia qui vise à unifier une communauté contre le reste du monde, en dépit de toute morale, de toute justice, de toute paix. Ainsi on oblige les jeunes femmes à se marier, à rater leur jeunesse et on les empêche de se découvrir elles-même de cette manière, pour éviter toute révolution des mœurs: c'est le travail des "blâmants", ceux-là qui se promènent parmi leurs coreligionnaires pour leur faire la morale, pour les contraindre à la servitude, jouissants ainsi d'un statut par lequel ils se revalorisent, condition par laquelle seulement ils consentent eux-même à la discipline musulmane: obéir pour mieux dominer leurs semblables. Voilà bien une hypocrisie.

Est-ce une bonne chose de se prévaloir du bien en imposant le rite comme seule vertu? Est-ce une bonne chose de se prévaloir du bien en interdisant toute liberté sexuelle, brûlant des livres, détruisant les vestiges du passé comme les statues de Nemrod et le Musée du Prado, en justifiant la maltraitance et le combat armé comme seule direction jusqu'à l'éradication de toute opposition à ce règne par la force? N'est-ce pas là-même la tyrannie dont le coran nous dit pourtant qu'Allah se défend de pratiquer? Les actes comptent bien plus que les mots...

L'islam bien guidé, meilleure des communautés ?

Poses toi juste une question: la communauté musulmane est-elle vraiment "la meilleure"? Te semble-t-elle vraiment "guidée" par Dieu? regarde le monde !

J'ai trouvé la force de comprendre que toutes les réponses aux grandes questions existentielles nous étaient inaccessibles. Regarde l'univers. Nous sommes à peine des fourmis dans le système solaire.

imagine ce que nous représentons face aux galaxies. Comment l'univers pourrait-il tourner autour de nos vies ? La vie est un phénomène trop rare, c'est un épiphénomène de l'univers. Il est trop consécutif à la formation de tout cela. Voilà à quoi mène une authentique méditation sur le monde, le cosmos. C'est pour cette raison que les imams saoudiens soutiennent que la terre est plate, que l'homme n'a jamais marché sur la Lune et que les galaxies sont un mensonge.

Il faut toujours faire la genèse des choses. Nos parents nous ont engendré, la nature nous a créé. Les espèces n'ont pas toujours existé… Le créationnisme est le fruit de ceux qui veulent se situer au centre de l'univers par désir égotique inconscient, pour que leur vie puisse être ce qui donne sens au monde, mais c'est une illusion tenace de l'égotisme infantile.

comment un petit être humain pourrait-il connaître le sens de l'univers?

le plus important n'est pas là. le plus important c'est le sens que toi tu donnes à ta vie.Les questions de sens n'ont même pas de sens sans doute à l'échelle de l'univers, et si ce n'est pas le cas, il y a toutes les raisons du monde, quand on voit ce que nous sommes biologiquement et en tant qu'espèce sur terre pour penser que cela ne nous est pas accessible. Si c'était le cas, nous n'aurions pas toutes ces religions contradictoires et égarantes.

Nous avons juste besoin d'être conscients de notre environnement, de nos semblables, et de faire preuve de compréhension, de compassion, de reconnaissance, ainsi parfois que de nous protéger contre la malveillance.

Mais nous n'avons en réalité besoin d'aucune révélation, d'aucune réponse universelle: nous avons l'instinct de notre bien et même l'instinct du bien de l'espèce, voire l'instinct du bien de la planète. C'est lorsque nous les transgressons et seulement là, pour notre petit confort immédiat, que se posent des questions d'éthique, des questions morales. Nous n'avons pas besoin d'anges ou de dieux, encore moins de démons: nous avons besoin d'écouter notre conscience, nos rêves, notre instinct et de nous grandir en moralité par la philosophie.

Il n'y a de vice que ce qui nuit à l'intégrité physique et psychique d'autrui, il n'y a pas de corruption sinon de contourner les règles d'un contrat. Le reste n'est que liberté que nous assumons ou non

C'est pour cela que nous ne devons pas toucher aux enfants, mutiler les corps, commettre d'adultère ou pratiquer la peine de mort. Mais l'adultère est la moins grave de toutes ces choses, elle n'est qu'une déstabilisation des relations de couples, et l'amour s'en vient et s'en va, n'ayons plus peur de cela, soyons seulement responsables dans nos actes.

Les croyances sont souvent le fruit de l'influence de notre imagination, elles ne vivent que parce que notre puissance imaginative est là pour les soutenir. Elles ne nous renseignent que sur l'état de notre conscience: angoisse, colère, peur, amour, paix, harmonie. La conscience athée est la conscience de l'adulte qui n'a plus besoin de la tutelle des institutions pour se guider. Et les athées sont pourtant loin d'être des criminels, contrairement à la propagande musulmane. C'est pour moi l'excellence authentique : capables de s'assumer, aillant confiance en notre propre jugement des choses.

Il faut que tu apprennes à regarder la chari'a autrement : comme un puissant outil de contrôle et de manipulation pour le contrôle de la population. Alors tu verra à quoi est destinée la religion, et tu saisira l'hypocrisie qu'elle représente. Ce n'est pas seulement le fait des musulmans

elles te disent tous de rejeter ton individualité, tes désirs, tes rêves. Et qu'il n'y ait que le néant dans la mort n'est qu'une peccadille : Qu'importe, nous aurons vécu. L'essentiel est d'être satisfait de sa vie au moment de la quitter, trouver la paix avec soi-même.

Il ne faut pas attendre la justice dans ce monde, seulement la nécessité, celle qui nous assure que nous pouvons vivre des plaisirs et des souffrances, et que tout s'achèvera pour nous un jour. A nous, donc, de bâtir un monde propice à notre bonheur durant cette courte existence, la seule que nous aurons jamais.

Au contraire, nous voyons l'islam déchiré par la guerre et le meurtre jusque dans ses origines les plus lointaines. L'hagiographie ne saurait faire oublier à ceux qui étudient les sources contradictoires comment les alides, les kharidjites, les fatimides, les omeyyades se sont fait la guerre, se sont entretués. Comment le crime de ses coreligionnaires, interdit et considéré comme source de perdition pour les musulmans a-t-il pu être commis si vite ? Qui se souvient de l'assassinat d'Uthman par des musulmans ? Pourquoi celui qui a imposé une version unique du coran, visiblement pas la seule ni la plus complète, à tous les musulmans, a-t-il pu trouver la mort de leur main ? Quelle fut son erreur politique ? Une expansion militaire ? L'interdiction de certains texte, et la promulgation de certains autres ? Tout cela à la fois ?

Et déjà, comment le coran peut-il être considéré comme une progression quand on voit certaines lois, comme le mariage de plaisir, être institué, puis interdit, puis à nouveau institué, puis à nouveau être interdit plusieurs fois ? Quelle progression ? Quelle direction ? Muhammad semblait bien plutôt ne pas savoir où il allait, le décréter en fonction des circonstances.

Lui-même pris des esclaves, en viola, fut pédophile (Aïsha n'était pas encore une femme lorsqu'il l'a étreint). Il justifia le viol des esclaves, le mariage sans limite d'age et sans même institué de limite d'age à la consommation de ces unions (comment peut-on dire qu'elles sont librement consenties, avec des enfants qui ne sont pas en mesure de comprendre de quoi il s'agit?)...n La vérité c'est que l'économie arabe ne pouvait perdurer qu'avec l'esclavage. C'était une question pragmatique, et non religieuse. J'ai même entendu certains ignorants dire que l'islam avait aboli l'esclavage alors qu'il ne parle que d'affranchissement comme acte de rédemption circonstanciel, sans l'appliquer à l'humanité. Voilà pourquoi tant de pays musulmans ont excellé dans la traite des noirs et la traite des blanches, et continuent à les pratiquer. Voilà pourquoi certains régimes privent de papier les ressortissants étrangers qui viennent travailler sur leur territoire.

C'est l'islam qui a produit l'état islamique, qui ne le voit pas ? C'est l'acceptation la plus littérale du coran même, dans toute son horreur et sa crudité, qui pose les fondements de l'état islamique, quand bien même il s'agit d'un millénarisme en contradiction avec les prophéties. Il manifeste le désir d'en revenir à la barbarie et à la tyrannie la plus ancestrale, en dépit du progrès possible et nécessaire, inscrit dans le coeur de certains hommes en mal de domination et de violence. Il montre ce qu'est le sens de la facilité divine qu'accorde le texte. Il montre l'horreur qui se dégage du coran lui-même dans le monde, face à la bonté dont il est pourtant capable ailleurs, sans dieu même.

Mais l'état islamique n'a pas le monopole des lapidations. Regardez-en une une fois sur internet, et vous ne regarderez plus jamais la chari'a comme avant, si tant est que vous écoutiez votre humanité, votre instinct d'espèce, votre compassion. Comment cela peut-il être la volonté d'un quelconque dieu de miséricorde ? Quelle est cette miséricorde qui recommande le meurtres, même pour les victimes de viol ? Un tel dieu mériterait-il vraiment ta soumission, ta dévotion, et de nous juger ? Penses-y.

Et même, pourquoi les imams ne disent rien des mutilations ? Pourquoi perpétuent-ils la circoncision qui n'est commandée nulle part ? Et l'excision qui est encore bien plus grave et plus dangereuse pour les femmes ? Comment, même s'il n'est pas réalisé partout dans l'islam, l'islam peut-il l'autoriser dans de si nombreux pays, de Mauritannie jusqu'en Indonésie en passant par l'Egypte ? N'est-ce pas une honte ? N'est-ce pas un scandale contre notre nature, notre intégrité, notre dignité, notre humanité, ? N'est-ce pas le rejet de la femme comme femme, comme la nature a voulu la concevoir ? Comment cela peut-il être « licite et bon » ?

Poses toi juste une question: la communauté musulmane est-elle vraiment "la meilleure"? Te semble-t-elle vraiment "guidée" par Dieu? regarde le monde !

Tag(s) : #islam, #Athéisme, #cognition & croyances, #judaïsme, #philosophie

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