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"Dans beaucoup de cas, le jeune (..) est le séducteur…", estimait notamment le père franciscain Benedict Groesche dans une interview accordée à une revue catholique.

Un prêtre américain a déclenché un tollé en affirmant, dans une interview donnée à un journal catholique, que certains enfants "séduisent" les pédophiles et que ces derniers ne sont pas forcément des criminels.

Haute figure du diocèse de New York, par ailleurs diplômé en psychologie, le père franciscain Benedict Groeschel s’exprimait, le 27 août dernier, sur le site du très sérieux "National Catholic Register" sur le cas de Jerry Sandusky, un entraîneur de football américain condamné cet été pour pédophilie.

Mais, au lieu de condamner, voire nier, les crimes pédophiles, le prêtre s’est lancé dans une stupéfiante tentative de justification. Benedict Groeschel commence par insinuer que les pédophiles ne sont pas forcément de dangereux criminels :

Car, selon le père franciscain, bien souvent ce sont les enfants qui tentent de "séduire" des pauvres hommes en situation de faiblesse…

Benedict Groeschel poursuit évoquant les scandales de pédophilie qui frappent de manière récurrente l’Eglise catholique et qui, pour lui, sont fortement exagérés.

Revenant au cas de Jerry Sandusky, un ex-entraîneur de l'équipe de football américain de l'université de Penn State (Pennsylvanie) reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement, durant au moins 14 ans, une dizaine de garçons qu’il recrutait via un programme à destination de jeunes défavorisés. Mais, pour Benedict Groeschel, ce serait Jerry Sandusky la victime. La pédophilie, d’ailleurs, ne devrait pas faire l’objet d’une peine de prison en cas de première condamnation.

Face au tollé qu’ont suscité ces propos, le texte a rapidement été retiré du site, avant d’être remplacé par une série d'excuses. Il y a eu tout d'abord celles du rédacteur en chef du "National Catholic Register", Jeannette R. De Melo. La publication du texte du père Groeschel aurait été une "erreur éditoriale", due au fait que le religieux est un habitué des colonnes du journal et que, de ce fait, ses interview ne font pas l’objet "de la relecture et la surveillance habituelle".

Ces excuses ont été suivies de celles de la communauté des frères franciscains elle-même qui a vivement, et sans équivoque, condamné les propos de son représentant.

Benedict Groeschel a, lui aussi, présenté ses excuses mais de manière beaucoup plus succincte. Le prêtre explique son dérapage par le fait que son "son esprit" et sa "manière de s’exprimer ne sont plus aussi clairs que par le passé".

Tag(s) : #Catholicisme, #maltraitance, #manipulation

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