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L’essentiel
  • Une explosion a eu lieu vendredi 26 juin au matin dans l'usine de produits chimiques Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Un véhicule a pénétré dans l’usine puis a percuté des bouteilles de gaz.
  • Un corps décapité a été retrouvé sur la grille de l'usine dans une « mise en scène macabre ».
  • Un suspect, Yassin Salhi, a été interpellé. L'homme avait été fiché en 2006, mais la fiche n'a pas été renouvelée en 2008. Sa femme et sa sœur ont été interpellées.
  • Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

A 9 h 28, vendredi 26 juin, un véhicule utilitaire siglé d’une société de transport se présente aux portes de l’usine Air Products, au cœur d’une zone industrielle de Saint-Quentin-Fallavier, une ville du nord de l’Isère. Doté d’une autorisation adéquate, il pénètre dans l’enceinte de l’usine sensible, classée Seveso. A 9 h 35, il fonce sur un hangar ouvert contenant des bouteilles de gaz et d’acétone, provoquant une explosion. Peu après, les pompiers arrivés sur les lieux surprennent le conducteur du véhicule manipulant des bouteilles d’acétone dans un deuxième hangar et l’appréhendent.

Les secours font alors une découverte macabre. Un corps sans tête se trouve à l’aplomb du véhicule. La tête de la victime est elle retrouvée près d'un grillage, entourée de banderoles sur lesquelles est inscrite en arabe la chahada, la profession de foi islamique. Un couteau est découvert à proximité.

Le corps décapité est celui d’un chef d’entreprise de l’agglomération lyonnaise de 54 ans.

Un suspect connu des services

Le principal suspect, appréhendé par la police, est l’employé de la victime. Il s’agit de Yassin Salhi, 35 ans, chauffeur-livreur depuis mars 2015 dans cette entreprise de transport. Né en 1980, il est marié et père de trois enfants. Résidant à Saint-Priest, une commune de la banlieue de Lyon distante d’une vingtaine de kilomètres du lieu de l’attaque, il était connu des services de renseignement.

Lire : Qui est Yassin Salhi, le principal suspect de l’attentat en Isère ?

Yassin Salhi a fait l’objet, entre 2006 et 2008, d’une fiche « S » (pour sûreté de l’Etat) en raison de sa radicalisation. Etablies par les services de renseignement, ces fiches servent à répertorier les personnes suspectées de radicalisation. Elle n’avait pas été renouvelée en 2008, mais il avait attiré « ponctuellement l'attention » des autorités, entre 2011 et 2014, en raison de ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise, selon le procureur de la République de Paris, François Molins. Yassin Salhi n’avait pas de casier judiciaire.

Les enquêteurs ont procédé à plusieurs interpellations. Outre Yassin Salhi, un individu a été appréhendé à son domicile à la mi-journée : il avait été repéré circulant dans un véhicule aux abords immédiats de l’usine au moment de l’attaque. Il a été libéré après avoir été brièvement placé en garde à vue, aucune charge n’a été retenue contre lui.

La police s’est également rendue à Saint-Priest, au domicile de Yassin Salhi. Après avoir perquisitionné les lieux, elle a placé en garde à vue la sœur et la femme du principal suspect. Selon le procureur, de très nombreuses investigations sont en cours. Les circonstances de la décapitation, les mobiles de l'auteur et les éventuelles complicités restent à déterminer.

Attentat dans l’Isère : le point sur l’enquête

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a fait un premier point, vendredi 26 juin en fin d’après-midi, sur l’enquête ouverte par le parquet antiterroriste à la suite de l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier, dans l’Isère.

Trois personnes sont actuellement en garde à vue : Yassin Salhi, 35 ans, le principal suspect de cette attaque, sa femme, sa sœur. Un quatrième individu, aperçu en train de circuler aux abords immédiats de l’usine au moment de l’attaque, a été brièvement placé en garde à vue avant d’être libéré, aucune charge n’ayant été retenue contre lui.

L’enquête a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris pour, notamment, « assassinat, tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, destruction et dégradation en bande organisée, association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». L’enquête a été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Après perquisition au domicile du suspect, les policiers ont saisi ordinateur, tablette et téléphone portable. Mais ils n’ont trouvé ni explosifs, ni matériel de propagande radicale, ni armes.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/26/un-mort-et-plusieurs-blesses-dans-un-attentat-en-isere_4662489_3224.html#MweH2ttA6lYgxTD7.99

Tag(s) : #islam, #terrorisme

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