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C'est un prêche en faveur de la liberté de ne pas croire qu'a livré Nicolas Bedos, samedi soir, dans On n'est pas couché. L'humoriste, dans sa chronique, a demandé aux "religieux en tous genres" d'arrêter "de nous casser les couilles".

Il a voulu faire entendre une autre voix. Un mois jour pour jour après l'attentat de Charlie Hebdo et les attaques qui ont coûté la vie à 17 personnes, Nicolas Bedos, s'est invité dans le débat sur la place des religions dans la société. Il l'a fait via sa chronique humoristique, samedi soir dans l'émission de Laurent Ruquier On n'est pas couché.

L'humoriste, dès son arrivée sur le plateau, annonce vouloir "défendre une cause. Celle d'une communauté qui souffre dans l'indifférence quasi générale des médias français. A longueur de journée et à lourdeur de journaux, on nous tapisse le bulbe avec les juifs, les catholiques, les musulmans... Mais qu'en est-il de ces orphelins de Dieu qu'on appelle, non sans mépris, les non-croyants?"

Les amours impossibles

Nicolas Bedos, "sans religion depuis de très longues années" parle de lui (comme il aime le faire) avec humour mais aussi une dose de gravité. Il raconte comment, au long de sa vie, le fait de ne pas appartenir à une communauté religieuse lui a semblé être un obstacle dans ses relations amicales et amoureuses. Comme à sept ans, face à ses camarades d'une "école publique d'origine balladurienne, truffée de premiers communiants. "J'essayais de me mêler à leurs conversations mais leurs idoles s'appelaient Jésus, Noé, Joseph, Judas... sorte de Game of Thrones vintage sans le nain. Je ne comprenais rien".

Il raconte aussi comment, quelques années plus tard, il tombe amoureux de Déborah, une camarade de confession juive "belle à en crever. Sauf que pour cette merveille moi je n'étais qu'un goy jusqu'à la peau du gland. Je me revois la nuit tentant de me circoncire moi-même avec un couteau suisse". Vint ensuite la belle Fatima, "une beurette incandescente, une paire de seins plus vénérable que tous les seins de l'Eglise. Une bombe pacifique qu'un squatteur de mosquée a poussée vers le tchador."

"Je crois donc j'existe"

"On m'avait dit que la France c'est 'Je pense donc je suis', et je me retrouve dans le pays du 'Je crois donc j'existe", déplore l'humoriste. Dans un plaidoyer pacifiste, il explique que chez lui "tous les prépuces font mine de se ressembler, et quand on s'entre-tue c'est au sujet du dernier film de Quentin Tarantino ou de l'authenticité des lèvres d'Angelina Jolie".

"Moi même je parle à Dieu"

Nicolas Bedos confesse qu'il lui arrive d'allumer une bougie, la nuit, en se plongeant "dans une pièce de Paul Claudel, mon bigot de chevet, ou dans les larmes de Primo Levi, mon déporté préféré. D'ailleurs moi-même je parle à Dieu, mais c'est mon Dieu à moi. Il a la tête que je veux: celle de la chance et du travail, et du sourire de ma copine". Dans une prière sans religion, il écume les raisons pour lesquelles il remercie le Dieu "qui est dans mon cerveau, que je n'impose à personne".

Et de s'adresser aux "religieux en tous genres" qui "squattez l'actu en essayant de nous foutre la trouille": "Vous vous flinguez pour rien, à cause de vieux bouquins torchés à la plume d'oie par une bande de mythomanes. Arrêtez de nous casser les couilles".

Tag(s) : #Athéisme

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