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En France, il y aurait officiellement 200 cas d'incidents recensés dans les écoles après les attaques terroristes qui ont frappé le pays. Sur le terrain, les élèves sont nombreux à ne pas se sentir "Charlie". C'est le cas dans un club de football amateur de Lyon, où un groupe de jeunes en classe de première a accepté de répondre aux questions des journalistes d'Envoyé spécial.

Une fracture numérique révélatrice d'une fracture générationnelle

Pour eux, cela ne fait aucun doute, on ne leur dit pas tout. Les médias cacheraient une part de la "vérité" sur ce qui s'est vraiment passé en janvier dernier. L'autre partie, elle, se découvre sur internet. Les vidéos et sites qui relaient la théorie du complot se multiplient, et ces jeunes y adhèrent. Un symbole d'une fracture générationnelle révélée par cette explosion du numérique. "Eux, ils ont des sources d'information autres que les miennes. Moi je n'avais pas Facebook à mon époque. Il n'y avait que trois chaînes", explique le père de l'un d'entre eux.

"On croit ce qu'il y a à la télé, mais ils ne nous disent pas tout. Et en gros, tout ce qu'ils ne disent pas, c'est dévoilé sur internet", développe l'un d'eux. Son ami surenchérit : "Moi, je ne trouve pas ça normal qu'il y ait des vidéos choquantes qui atterrissent sur le net et qu'on ne retrouve pas dans les médias." Une incompréhension qui laisse de la place aux rumeurs virales et aux différentes théories du complot. Exemple flagrant de cette incompréhension, la vidéo du policier Ahmed Merabet, tué à bout portant par l'un des frères Kouachi le 7 janvier. Sur internet, des montages réfutent la version officielle. Ces jeunes, eux, ne comprennent pas pourquoi de grands sites d'hébergement de vidéos ont pu publier ce contenu en accès libre alors que les médias ont refusé de montrer la scène.

Le déficit de mixité sociale en ligne de mire

La confusion chez certains serait démultipliée car ces jeunes resteraient trop entre eux. C'est ce que pense ce père qui pointe du doigt le manque de mixité sociale dans leur environnement quotidien : "C'est à force de rester ensemble. On les a ghettoïsés dans les lycées, dans leurs quartiers, dans leurs club de foot."

Un sentiment partagé par plusieurs internautes sur Twitter :

Face à ces jeunes qui refusent la minute de silence, qui estiment que la liberté d'expression a ses limites, et qui se laissent tenter par les théories du complot, comment renforcer la transmission des valeurs de la République ? La pédagogie au sein des écoles serait-elle inadaptée à la société actuelle ? La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a rapidement réagi en dévoilant 11 mesures autour de la notion de laïcité comme ciment de la République.

Attentat fomenté par les services secrets, coup monté des medias, manigance des «ennemis de l’islam»… Le 7 janvier 2015, les théories conspirationnistes censées élucider l’attentat contre Charlie Hebdo n’ont mis que quelques heures à se répandre sur internet. Comment reconnaître et lutter contre ces explications fantasques ?

Le 7 janvier 2015, deux hommes, Chérif et Saïd Kouachi, pénètrent dans les locaux parisiens du journal satirique Charlie Hebdo où ils assassinent froidement onze personnes, parmi lesquelles les dessinateurs Cabu, Charb, Wolinsky, Honoré et Tignous. Ils prennent ensuite la fuite à bord d’une Citroën C3 noire, rapidemment abandonnée rue de Meaux, dans le 19e arrondissement. Dans certaines vidéos prises juste après l’attaque, la voiture utilisée par les frères Kouachi semblent être dotée de rétroviseurs blancs. Or, sur les photos du véhicule retrouvé quelques minutes plus tard, les rétroviseurs sont de couleur noire. Une banale histoire de réverbération de la lumière. Mais il n’en faut pas plus à certains internautes pour affirmer que la voiture utilisée par les assaillant n’est pas la même que celle de la rue de Meaux. La découverte d’une carte d’identité à l’intérieur de cette dernière renforce alors cette idée d’un second véhicule, au sein duquel des preuves factices auraient été deposées par les services secrets pour faire accuser à tort les frères Kouachi.

D’autres théories du complot plus ou moins loufoques – par exemple le trajet emprunté par les frères Kouachi dans les rues de Paris reproduirait les frontières de l’État israélien : pour les conspirationnistes, l'authentique signature d’un complot juif – n’ont cessé de circuler dans les jours qui ont suivi. Certains politiques comme Jean-Marie Le Pen s'en sont d'ailleurs faits le relais.

Qu'est-ce qu'une théorie du complot ?

Ainsi va le monde : il ne se produit pas un événement violent, ou même dramatique, sans que des voix s’élèvent ici ou là pour dénoncer l’existence d’un improbable complot. 


Ce genre de rumeur appartient au genre « théorie du complot ». L’expression, selon Pierre-André Taguieff (1), est malheureuse. Elle donne en effet à penser que les complots n’existent jamais, ce qui est évidemment faux. Aussi le sociologue préfère-t-il parler de « mentalité complotiste ». Ce qui la caractérise, c’est la tendance à attribuer tout événement dramatique à un complot ourdi en secret par un individu ou un groupe plus ou moins important. 


Ce type de raisonnement s’appuie sur quatre principes fondamentaux, sur lesquels les chercheurs s’accordent (2):


• Rien n’arrive par hasard. Si une personne célèbre meurt dans un accident, cet accident a été provoqué ; si un tremblement de terre a dévasté Haïti en janvier 2010, c’est que les Américains l’ont fait déclencher par une de leurs organisations secrètes, la HAARP.


• Tout ce qui arrive est le résultat de volontés cachées. Selon un message publié sur le Net, le 22 avril 2012, « Mohammed Merah était un agent secret qui a été sacrifié afin que Nicolas Sarkozy soit réélu ».


• Rien n’est tel qu’il paraît être. Des chefs d’État annoncent ce qu’ils ont décidé ? Illusion : ils ont l’air de gouverner, mais les décisions sont prises par d’autres (les banquiers, les francs-maçons…) qui tirent les ficelles de ces marionnettes.


• Tout est lié, mais de façon occulte. Au début des années 1950, le sénateur Joseph McCarthy a réussi à faire partager à un grand nombre d’Américains son obsession anticommuniste, qui le poussait à voir partout un complot communiste contre le peuple américain. Même la fluorisation de l’eau a été présentée comme faisant partie de ce complot pour affaiblir le peuple. 


À ces quatre principes de base, on peut en ajouter un cinquième, d’apparition plus récente : « Tout doit être minutieusement passé au crible de la critique. » Une méthode qu’appliquent les conspirationnistes contemporains : dans leurs livres, sur leurs sites Internet, ils accumulent les preuves des complots qu’ils dénoncent. Mais leur démarche, qu’ils qualifient de scientifique, souffre d’un vice fondamental : le complot dénoncé est posé comme un fait certain que la collecte de preuves ne sert qu’à étayer. Les faits qui ne cadrent pas avec la thèse énoncée sont ignorés, ceux qui la contredisent sont niés, les autres sont interprétés dans le sens voulu.

 

 Le sénateur Joseph McCarthy (debout à droite) interrogeant en 1954 Joseph N. Welch (à gauche), haut conseiller de l'armée américaine soupçonné d'activités communistes.

Le sénateur Joseph McCarthy (debout à droite) interrogeant en 1954 Joseph N. Welch (à gauche), haut conseiller de l'armée américaine soupçonné d'activités communistes.

Les principales explications

Évidemment, il existe de vrais complots. Ce qu’il s’agit d’expliquer, c’est pourquoi les conspirationnistes n’envisagent l’histoire que sous cette forme, en déniant tout rôle au hasard, à l’erreur humaine et à l’évidence des faits. 


L’une des premières explications consiste à dire que la vision complotiste est utile car elle protège de l’angoisse. Dans un monde soumis à un flux toujours croissant d’informations complexes, soumis à l’incertitude, l’univers du complotiste a le mérite d’être simple : chacun des événements ou phénomènes fâcheux que l’on dénonce – la guerre, le chômage, la pauvreté, l’assassinat d’une personnalité, un attentat – a une cause unique : l’action volontaire d’un groupe, dénoncé comme l’incarnation du mal. C’est ainsi que, selon Norman Cohn, «  la forme première de l’antisémitisme fut l’antisémitisme démonologique, c’est-à-dire l’idée que le judaïsme est une organisation conspirative, placée au service du mal, (…) complotant sans trêve la ruine du genre humain ».


Une vision du monde simple, donc facile à expliquer et à comprendre – ce qui en fait l’attrait, non seulement pour les inventeurs de ces complots, mais pour leur public. Les masses modernes, selon Hannah Arendt, sont avides d’idéologie, d’une vision du monde qui explique tout, ou encore, comme l’observe le sociologue Gérald Bronner, elles aiment que la réalité leur soit contée comme une bonne histoire, où des faits, même disparates, sont unifiés par un récit aboutissant à une conclusion apparemment logique.


En se donnant le rôle de dénonciateur de complots, le conspirationniste se donne une vision flatteuse de lui-même : lui, il ne croit pas tout ce qu’on lui dit, il voit la vérité cachée derrière les apparences ; en révélant ce qu’il a découvert, il rend service à la collectivité.


Certains chercheurs, en psychologie sociale, se sont également interrogés sur la personnalité des adeptes des théories du complot : retrouve-t-on les mêmes traits de caractère chez tous ? La parenté entre les raisonnements des paranoïaques et ceux des conspirationnistes est fréquemment relevée : même caractère obsessionnel, même acharnement à trouver des preuves, même aveuglement aux failles de leur argumentaire. Richard Hofstadter, dans un livre très remarqué, a ainsi dénoncé, en 1964, le style paranoïde aux États-Unis. Il relève chez les conspirationnistes des exemples de ce mécanisme de projection auquel Sigmund Freud attribuait la paranoïa  : ainsi, dit-il, la John Birch Society, farouche ennemie du communisme, en imite la structure en cellules et les méthodes de guerre idéologique.


Deux psychologues suisses ont quant à eux effectué une recherche sur 198 étudiants (3). Ils ont d’abord testé leur adhésion à huit théories du complot en vogue – l’assassinat de Kennedy, le 11 septembre, la fabrication en laboratoire du virus du sida… Puis ils ont évalué, à l’aide de questionnaires, une série de traits de personnalité et cherché lesquels étaient le plus en corrélation avec une forte adhésion aux thèses complotistes. 


Deux traits sont présents dans tous les cas : la méfiance et l’anomie, c’est-à-dire le sentiment de ne pas pouvoir contrôler le monde environnant et sa propre vie. Ensuite, ils ont comparé deux sous-groupes : l’un formé de sujets qui croient surtout à des complots ourdis par des minorités (Al-Qaïda, Juifs…) ; l’autre, qu’ils ont appelé « système », dans lequel le complot est attribué à des gens en position de pouvoir (la CIA, les laboratoires…). Ils ont constaté que, si la méfiance et la peur du monde existent chez tous, le groupe « minorités » se distingue par son conservatisme social, et le groupe « système », par son irrationalité, c’est-à-dire son adhésion à des croyances ésotériques. 


Y a-t-il des différences de motivation, de personnalité entre les conspirationnistes et les gens qui, sans imaginer de complots eux-mêmes, croient facilement à ceux qu’on leur dénonce ? De degré plutôt que de nature, semble-t-il. D’après plusieurs études récentes, celui qui croit à un complot croit souvent en plusieurs complots, et se dit disposé à dénoncer des complots lui-même. Ses principaux motifs d’adhésion à ces théories sont la séduction exercée par une vision du monde simple, cohérente, divisant le monde en bien et mal, identifiant clairement la source du mal et permettant ainsi de lutter contre lui. Viennent ensuite le sentiment valorisant d’être un initié, de ne pas être un idiot succombant à toutes les formes de lavage de cerveau.

 

 New York le 11 septembre 2001, juste avant le crash du second avion sur l'une des tours jumuelles.

New York le 11 septembre 2001, juste avant le crash du second avion sur l'une des tours jumuelles.

Pourquoi on y croit si facilement

Le progrès de l’instruction semble assez impuissant à lutter contre l’attrait des théories du complot les plus extravagantes. G. Bronner, auteur de La Démocratie des crédules (2013), cite diverses études montrant que ni les terroristes convaincus, ni les membres de groupes sectaires ou délirants ne sont dépourvus d’éducation supérieure. La sensibilité au paranormal, à l’homéopathie, à l’astrologie et aux légendes urbaines est plus forte chez les gens ayant un niveau d’études élevé que chez les moins instruits. L’attentat du 11 septembre 2001 a fait l’objet d’enquêtes d’opinion. Aux États-Unis, 49 % des habitants de New York, qui ne sont pas les moins diplômés du pays, affirment que le gouvernement américain savait ce qui allait arriver et s’est consciemment abstenu d’agir…Ces opinions pour le moins vaporeuses peuvent s’expliquer. L’instruction accroît la curiosité et l’ouverture d’esprit. 


Prenons l’exemple de l’astronomie : après des siècles passés à penser que le Soleil tournait autour de la Terre, certains astronomes ont découvert que c’était la Terre qui tournait autour du Soleil. Puis on a montré que le Soleil, la Terre et les autres planètes faisaient partie d’une galaxie, et que celle-ci était une parmi des millions pareillement structurées. Du coup, la possibilité qu’il y ait d’autres êtres intelligents dans l’Univers a été prise au sérieux. On peut comprendre que des gens en viennent à admettre que des extraterrestres débarquent chez nous en secret… Bref, plus on croit que tout est possible, plus on est prêt à l’admettre.


Quant au développement formidable des technologies de l’information, on pourrait penser qu’il allait aider à hiérarchiser les savoirs. Il n’en est rien car les médias se donnent de moins en moins de temps pour vérifier l’information, et se trouvent des raisons commerciales pour ne pas le faire. Internet figure au premier rang des accusés de désinformation. La matière y est abondante, mais très mal hiérarchisée. G. Bronner le montre par l’exemple. Il consulte Internet à propos de deux événements marquants : la mort de Lady Diana et le tremblement de terre de Haïti en 2010. La première fois, il interroge le Web sans mentionner le mot « complot ». La seconde fois en introduisant ce mot dans sa recherche. Résultat : sans la mention « complot », sur les 30 premiers sites proposés par son moteur de recherche, deux mentionnent un complot possible dans le cas de Lady Di, zéro pour Haïti. Avec le mot « complot », 20 sites sur 30 présentent une thèse complotiste dans le cas de Lady Di, 15 sur 30 dans le cas de Haïti. Tout dépend donc de la manière dont on formule la question…


G. Bronner montre aussi, chiffres à l’appui, que lorsque science et parascience sont en concurrence à propos d’un phénomène, les sites consacrés à la thèse paranormale sont les plus abondants. Cela tient, selon lui, à ce que les adeptes de révélations inattendues sont les plus motivés et multiplient les publications iconoclastes. Un scientifique, s’il a pris la peine de dénoncer une seule fois l’astrologie ou la mémoire de l’eau, juge en avoir déjà assez fait et retourne sobrement à ses études. Il a moins de temps à perdre…

 

Sont-elles nuisibles ?

Les propos complotistes peuvent être inoffensifs. Vous assistez à un dîner. La conversation est languissante. Quelqu’un évoque l’horreur du 11 septembre, tout le monde opine, et c’est tout. Vous prenez alors un air mystérieux et vous dites : « Les choses ne sont pas ce qu’il paraît : on a de bonnes raisons de croire que ce sont la CIA et le Mossad qui ont détruit les tours. » Certains acquiescent et fournissent des détails supplémentaires, d’autres protestent, d’autres encore évoquent de précédents complots qui sont sûrement l’œuvre de la CIA. Tous rentrent chez eux contents de l’intelligence dont ils ont fait preuve, et la CIA ne s’en portera pas plus mal.


S’il ne s’agissait que de cela, on pourrait, en effet, laisser courir les rumeurs. Mais elles sont loin d’être inoffensives. Tout d’abord, elles peuvent tuer : au Moyen Âge, on ne s’est pas contenté d’imputer des complots aux lépreux et aux Juifs, on en a tué des milliers. De nos jours, la croyance dans le « complot des Juifs » a sûrement servi d’autojustification à des auxiliaires d’Adolf Hitler. Plus généralement, taxer de complot telle ou telle minorité conduit à sa stigmatisation et contrarie ses efforts pour s’intégrer à la communauté nationale. Les rumeurs dénonçant le danger de tel ou tel vaccin suite à un complot entre laboratoires et gouvernements ont eu pour conséquence une couverture vaccinale insuffisante, à cause de laquelle des maladies comme la rougeole ou la polio ressurgissent.


Le conspirationniste, lui-même, est victime de ses croyances. Intellectuellement, elles altèrent ses facultés de jugement ; socialement, sa méfiance généralisée lui vaut d’avoir peu d’amis. Le complotisme est nuisible à la santé : aux États-Unis, des études ont montré une corrélation entre mortalité et niveau d’hostilité.

 

Comment lutter ?

De l’avis général, il est difficile de lutter contre les rumeurs de complots. Ainsi P.‑A. Taguieff écrit en conclusion : « Comment des individus dont les jugements sont prédéterminés par des schémas mentaux rigides peuvent-ils acquérir la capacité (…) de changer d’opinion ? La réponse pessimiste est qu’il est souvent trop tard. » Surtout lorsque le conspirationniste s’est exprimé publiquement, que ses idées l’ont rendu célèbre, comme c’est le cas pour nombre de négationnistes. Il est cependant possible de s’attaquer à une rumeur, avec l’espoir que les auditeurs de cette réfutation seront impressionnés. Selon un groupe de chercheurs australiens et américains, les meilleures méthodes sont les suivantes (4).


• Éviter de répéter les arguments que l’on veut combattre : on les fixe en mémoire.


• N’énoncer que les arguments que l’on veut faire valoir, et les répéter.


• Utiliser peu d’arguments, les énoncer avec force, mais dans un langage simple.


• Essayer de discréditer les sources de la fausse croyance.


• Essayer d’identifier la vision du monde dans laquelle se situe la croyance de vos interlocuteurs, et de s’y situer ; si on l’attaque de front, on n’a aucune chance. Par exemple, si des partisans de l’écologie sont convaincus de la nocivité des nanotechnologies, on insistera sur leurs utilisations dans la protection de l’environnement.


• Préserver l’estime de soi des auditeurs. S’ils ont l’impression qu’on les considère comme des imbéciles crédules, ils n’écouteront plus rien ! Les faire parler de leurs valeurs, dialoguer avec eux à ce sujet.


Il est une stratégie préventive qui recueille l’assentiment général : développer l’esprit critique. Malheureusement, tous s’accordent pour dire qu’il faut le faire dès l’enfance pour avoir des chances de succès… Il ne s’agit pas seulement, en effet, d’apprendre à distinguer le vrai du faux, mais aussi d’acquérir assez de flexibilité d’esprit pour arriver à changer d’opinion sans problème, pour reconnaître ses erreurs sans en faire un drame. Vaste programme… 

Tag(s) : #Théorie du complot, #manipulation, #éducation & santé mentale

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